Patrice C.

Scherbius (et moi)
par (Libraire)
31 mai 2018

Scherbius (et moi)

Le dernier roman d'Antoine Bello , encore une fois extraordinaire, nous livre une confrontation entre Maxime Le Verrier , jeune psychiatre débutant, et Scherbius, un imposteur de génie que le jeune médecin va essayer de diagnostiquer et guérir toute sa vie durant.
Au travers de six éditions chaque fois augmentées, Maxime Le Verrier nous offre le témoignage unique de son expérience avec Scherbius, dévoilant au lecteur abasourdi les multiples existences de son patient, toutes plus incroyables et rocambolesques les unes que les autres.
Tour à tour psychiatre et victime de Scherbius, Maxime Le Verrier finira par partager avec son patient une forme très particulière d'amitié.
Abordant à la fois des théories psychiatriques telles que la pathologie des troubles de la personnalité multiple ainsi que les différents symptômes permettant de les reconnaitre, Antoine Bello réussit le tour de force de ne pas perdre son lecteur dans un documentaire technique. Ce roman se lit presque encore une fois comme une intrigue policière. La question centrale étant: Mais qui est donc Scherbius ?

Le diable en personne

Éditions Gallmeister

20,50
par (Libraire)
2 novembre 2017

le diable en personne

Dans le sud de la Géorgie (États Unis) Maya,  jeune mineure victime d'un vaste réseau de prisonnières prostituées, tente d'échapper à deux brutes décervelées qui veulent discretement se débarrasser d'elle au fond d'une forêt.  Elle tombe sur un vieux solitaire inquiétant et vaguement psychopathe, Léonard Moye ,  qui va prendre sa défense. Entre les deux personnages visiblement malmenés par un passé sombre et violent s'installe une amitié particulière. Maya, qui détient malgré elle des informations compromettantes sur des politiciens véreux et corrompus, fait l'objet d'une traque de la part des mafieux de la grande ville d'où elle vient ainsi que de certain policiers du coin. Mais Léonard est plus malin qu'il ne paraait. Très vite l'histoire prend son envol et ne laisse place à aucun temps mort. Les cadavres pleuvent au rythme d'une justice à la Harry Callahan et le lecteur retrouve avec un plaisir grandissant toute l'ambiance du parfait film noir avec au milieu de magnifiques descriptions d'une nature incorruptible et implacable. Un deuxième roman de Péter Farris parfaitement maîtrisé qui laisse espérer de très bons polars noirs pour la suite.

L’homme qui s’envola
par (Libraire)
23 mai 2017

l'homme qui s'envola

Walker a tout pour être heureux, une entreprise menée d'une poigne de fer en perpétuelle expansion, une femme et des enfants magnifiques, une position sociale et financière très confortable. Pourtant cette vie bien remplie et trop parfaite l'oppresse et l'étouffe, à un tel point qu'il met en scène sa propre mort afin d'y échapper. Mais rien ne va se passer comme prévu. Très vite un détective privé engagé par l'assurance de son entreprise se lance sur ses traces. Une chasse à l'homme se met en place et oblige les deux hommes à rivaliser d'intelligence dans un rythme fou.
Un roman qui vous questionne sur le vrai sens de la liberté et sur toutes les concessions que nous sommes prêts à faire pour conserver une existence confortable et ne pas blesser nos proches.
Un grand roman d'aventure qui vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page.

Station eleven
par (Libraire)
26 octobre 2016

station eleven

Imaginez un monde ou une grippe décime 99% de la population mondiale.

Imaginez un monde ou les villes et anciennes mégapoles sont désertées.
Difficile.

Le roman s'ouvre sur une représentation théâtrale d'une pièce de Shakespeare ou l'acteur principal, Arthur Leander, meurt sur scène, emporté par une crise cardiaque au sommet de sa carrière. Au même moment, une pandémie entame son processus fulgurant et meurtrier qui va aboutir à la quasi totale extinction de l'humanité. Vingt ans plus tard, alors que l'humanité n'est plus qu'un simple éparpillement de petites communautés, nous suivons l'histoire de plusieurs personnages qui ont plus ou moins croisé l'existence de l'acteur du début du roman. Tout semble lié à la vie hors norme de cet acteur, jusqu'au titre de cette bande dessinée réalisée par sa première épouse, station Eleven.

Toute notre civilisation repose-t-elle sur la seule technologie ? Que se passerait-il si tout cela venait à disparaître ? Car c'est bien de cela qu'il s'agit dans ce roman. En partie. Confrontée à une telle catastrophe l'humanité se contenterait-elle de survivre ? Nous aimons à penser que non et c'est ce message que l'auteure nous transmet à travers ce roman et cette symphonie itinérante. L'art, la poésie, la littérature, la musique participent plus qu'on ne le pense à notre survie.

Avec une maîtrise parfaite du récit, l'auteure semble tisser une toile subtile qui va relier toute l'histoire ainsi que les multiples personnages afin de les amener précisément ou elle le souhaite, à cette conclusion que survivre ne suffit pas.

Phare 23

Actes Sud

19,80
par (Libraire)
26 octobre 2016

phare 23

Notre héros est un gardien de phare. Et puisque nous sommes au 23ème siècle, il ne s'agit pas d'un phare ordinaire tel que nous les connaissons aujourd'hui, mais d'une station dans l'espace intersidéral qui aiguille les vaisseaux interstellaires et les aide à voyager dans la voie lactée.
Son quotidien est une infinie solitude ponctuée par le passage de ces vaisseaux. Seul à des milliers d'années lumière de toute trace de vie, ne devient-on pas sujet à de douteuses hallucinations ? Hugh Howey, l'auteur de Silo, signe ici un remarquable récit qui mêle à la fois le sérieux et l'humour dans des situations pas toujours évidentes, et entraîne le lecteur dans un incessant questionnement sur les limites de la réalité et les répercussions de la guerre sur l'esprit humain.