Elizabeth P.

Amrita
21,90
28 juin 2020

De Hongrie à l’Inde, en passant par Paris et l’Italie, l’auteur nous entraîne sur les traces d’une famille peu commune.
Une des filles, enfant vive sensible et créatrice deviendra une artiste peintre reconnue, une des peintres les plus célèbres d’Inde
Amrita Sher-Gil
En se rendant dans tous les lieux où elle a vécu, en s’aidant de sa correspondance et surtout des innombrables photos que son père a prises d’elle, Patricia Reznikov reconstitue sa vie.
Encore un livre qui me permet de découvrir une artiste que je ne connaissais pas.
J’ai eu un peu de mal au début avec le style, avec la manière de raconter, et puis je me suis laissée embarquer dans cette belle histoire.
C’est plein de couleurs, de bijoux, d’objets, de musique, de beaux lieux.

La vie audacieuse

Costa, Elena

Gallimard

20,00
28 juin 2020

Quelle histoire interminable !
Heureusement qu'elle a le mérite d'être bien écrite.
Une histoire lente, longue, lancinante.
Il y a trois personnages principaux.
Ves, 18 ans , étudiant en droit, amoureux d'Evelyne.
Jérôme, treize ans, fils d'Evelyne.
Et bien sûr; l'énigmatique et mystérieuse Evelyne.
Tous les trois sont paumés, introvertis, à la recherche d'eux-mêmes.
C'est parfois désespérant, ça tourne en rond.
On a envie de secouer Yves et Jérôme, d'en savoir plus sur Evelyne.
J'ai cru que je ne viendrais jamais au bout de ce livre.
Il est comme une musique douce et triste.
Tiens, peut-être comme le boléro de Ravel, qui vous emmène loin en restant sur place qui vous envoûte en vous agaçant.

HORS D'ICI
17,00
17 juin 2020

Fuir, partir….
C’est le vœu le plus cher de Jeanne.
Fuir ce père destructeur.
D’abord, passer le bac.
Puis rejoindre Matt, son amoureux qui l’attend aux Etats-Unis.
Ou alors parcourir le monde, commencer par les îles grecques.
Oui, Jeanne ne sait pas où elle en est.

Un récit fort bien écrit où ressortent les stigmates d’une enfance et d’une adolescence meurtries par les violences d’un père.
Conséquences lourdes, si lourdes sur la vie des victimes.
Une jeune fille perdue et pourtant si résolue, si volontaire.
J’ai trouvé la fin un peu incomplète.
J’aurais aimé connaître le choix de Jeanne, savoir ce qu’elle va devenir.

L'Iguane de Mona
17,90
16 juin 2020

Me voilà un peu perplexe et déroutée devant ce dernier roman de Mickael Uras.
Non pas que l’histoire m’ait déçue, pas du tout.
C’est juste que je ne m’attendais pas du tout à ça.
Ҫa ne ressemble en rien aux précédents.
Je pensais retrouver un peu de Sardaigne, un peu de Proust.
Il n’en est rien.

C’est l’histoire simple d’un homme simple.
Amoureux de sa femme universitaire
Soucieux de son fils de treize ans, un brin pédant il faut bien le dire.
Mais il est las de son travail et traverse une sévère crise de la quarantaine
Il ne rêve que de l’île de Mona. Il voudrait y être iguane et ne rien faire.
Avec peu d’éléments, l’auteur a su faire une histoire émouvante et drôle.
Une histoire grave et légère, déprimante et amusante, qui aurait pu être ennuyeuse mais qui est intéressante, mélancolique et humoristique, empreinte d’un passé douloureux et d’un futur de rêve sur une île..
Que de paradoxes !

C’est une source de réflexion sur le sens de la vie, sur le rôle et l’importance des parents, sur les passages à vide.
On retrouve, comme dans tous les livres de Mickaël Uras, beaucoup de positivisme et de douceur.

Personne n’a peur des gens qui sourient
11 juin 2020

Etrange mais attachante cette Gloria.
Peu de monde dans sa vie :
ses deux filles
son mari décédé
oncle Gio
l’avocat de son père.
Voilà son univers.
Elle semble un peu bipolaire, mais elle a un tempérament exceptionnel Gloria.
Aimante, farouche, déterminée.
Quelque chose la menace, elle fuit avec ses filles.
L’histoire est simple et complexe à la fois.
Suspense de bout en bout
.Plus que l’histoire, c’est la construction du récit qui est remarquable.
Retours en arrière.
On avance par petites touches.
Les questions demeurent.
Tout est fin, subtil.
Véronique Ovaldé se révèle encore une fois une excellente romancière