Il est juste que les forts soient frappés

Il est juste que les forts soient frappés

Thibault Bérard

L'Observatoire

  • par (Libraire)
    5 mai 2020

    "La force d'un homme se mesure à ses faiblesses"

    Dès le début, Sarah, la narratrice, nous apprend qu'elle est morte, jeune.
    Nous allons suivre sa vie : de sa douleur de vivre quand elle était adolescente à sa rencontre avec Théo, jeune rêveur, son "moineau" mais aussi au bonheur de la naissance de ses deux enfants.
    Malheureusement, la maladie les rattrape, enceinte, Sarah apprend qu'elle a un cancer. Ils vont lutter pour vivre, pour qu'elle puisse connaître sa fille, pour qu'elle puisse vivre encore quelques semaines mois, années ensemble...
    Malgré un sujet délicat, c'est un roman plein de délicatesse, bouleversant par l'éditeur de Sarbacane.


  • par (Libraire)
    21 avril 2020

    Un roman criant d'humanité

    Ce roman est une émotion.
    Il raconte une histoire d'amour d'aujourd'hui.Le parti pris de la narration n'est pas étrange, il est humain...
    On apprend très vite que Sarah, la narratrice omnisciente, est décédée. C'est elle qui va nous guider dans le récit de sa vie. Dans sa vie d'avant le cancer. Et là le second héros sera ce Théo, homme lunaire, amoureux passionné qui ne jure que par "La vie est belle" de Capra ou bien par les œuvres de Fellini.
    Sarah débute le dialogue par ses jeunes années, lorsqu'encore peu armée pour lutter contre l'existence, elle était une jeune Punkette sans avenir, mais pas sans grâce. Elle nous décrit la rencontre avec son petit moineau de Théo. L'optimiste fou, le chevalier blanc, l'homme qu'elle attendait pour les grains de rire et de bonheur jetés aux moineaux ici ou là. "La vie est belle" lui répètera-t-il à longueur d'années. De là naîtra un premier enfant, un garçon, Simon, puis Sarah retombe enceinte. Bref, une existence banale pourrait-on dire, celle de deux échappés qui, s'ils n'avaient rien pour se rencontrer, l'ont fait et ont créé leur éden à deux.
    Le roman prend une tournure dramatique quand Sarah apprend lors de cette seconde grossesse que chaque minute compte pour la sauver du crabe.
    Et là l'Auteur Thibault Bérard fait preuve de grâce en nous décrivant le quotidien d'une malade. La réaction de son personnage principal est une fulgurance d'espoir. Jamais il ne renonce. Tous leurs amis, toute la famille sont présents autour du couple.
    Ce livre est un concentré d'émotions disais-je et touche réellement au cœur.
    Il décrit avec tellement d'humanité, avec tellement de justesse et de retenue ce qu'est le cancer qu'il m'a réellement embarqué. Il n'est jamais triste et porte au contraire la résilience comme étendard. Passées les premières pages où la narration peut paraître surprenante, le lecteur rentre vite dans l'histoire et adhère au propos comme aux personnages. C'est beau c'est chatoyant, mais c'est surtout tellement vrai…
    Ce "Il est juste que les forts soient frappés" compose une galerie de personnages qui touchent autant que la vie les touche. Une vraie belle découverte que ce premier roman de Thibault Bérard, éditeur à la ville..


  • par (Libraire)
    22 février 2020

    Un combat pour la vie

    Sarah vit une fabuleuse histoire d'amour avec Théo mais la maladie s'en mêle et c'est alors que le combat commence.
    Sarah revient sur ses souvenirs avec une douceur et une joie de vivre qui fait que son histoire n'est pas que triste mais pleine d'espoir malgré l'inéluctable fin.


  • par (Libraire)
    16 janvier 2020

    Conseillé par Stéphanie, Coralie et Caroline

    Certaines vies sont parfois bousculées, bouleversées à jamais par des drames. Tout un pan de la littérature aujourd'hui propose des histoires de bonheur facile, un peu naïves mais qui remportent de toute évidence un franc succès. Mais est-ce le rôle de la littérature de tromper son lecteur? Non. La vie n'est pas un droit chemin. Oui. La mort frappe. Et parfois même ce sont les plus forts qui sont frappés. Et pour autant? N'y aurait-il pas moyen de regarder les choses en face, même les plus insupportables et de les affronter avec humour, avec une appétence pour la joie et pour la vie?
    Il est souvent question de Capra dans le roman de Thibault Bérard. Et bien l'histoire de Théo et Sarah résonne avec cette petite musique là. Sans se voiler la face, une femme, un homme et tous ceux qui les aiment vont affronter la peur. Et si la mort gagne, c'est l'amour qui triomphe!


  • par (Libraire)
    15 janvier 2020

    Que d'émotions !

    Ce roman est la voix de Sarah, qui rembobine. Elle fait défiler le cours de sa vie sous nos yeux, comme des instantanés. Si l’on connait dès les premières pages l’issue fatale de son histoire, on est tout de suite surpris par le ton oscillant entre légèreté et brutalité. Si l’émotion est toujours présente, l’amour et l’espoir aussi. Une jolie pépite.


  • par (Libraire)
    21 novembre 2019

    Est-il juste que les forts soient frappés ? En tous cas, Sarah et Théo pensent l'être, forts, et ils vont être durement frappés par la maladie qui débarque comme une furie dans leur vie qui semblait s'être calmée. Et au fur et à mesure des pages, des rendez-vous, des jours d'hospitalisation, on les accompagne vers une fin que l'on sait inévitable, et pourrie, foireuse, pas drôle, pas bien... Mais sur la route vers l'inéluctable, il y a de beaux moments.
    Un roman à lire en pleine lumière, en pleine possession de son moral, fort et doux pourtant.