Lèvres de pierre, Roman

Lèvres de pierre, Roman

Nancy Huston

Actes Sud

  • 22 novembre 2018

    Dictature, féminisme

    Nancy Huston nous prévient : ce livre va faire le grand écart entre Pol Pot et elle. Un écart qui ne se révélera pas si grand sur bien des points, mais je vous laisse découvrir lequels.

    Jusqu’à présent, Pol Pot étaient pour moi un dictateur cambodgien qui a fait exterminer son propre peuple pour une vague raison de doctrine politique. J’ai en mémoire les casiers de crânes par millier au milieu de la jungle.

    J’ai découvert dans ses pages son enfance et son appartenance à la famille royale, son parcours scolaire d’enfant rêveur, ses études à Paris et sa découverte du communisme.

    De Nancy Huston, je ne connaissais rien de sa vie personnelle. J’ai découvert son pseudonyme, Dorrit, son enfance et son adolescence dans un milieu bohème, sa présence à Paris, sa ville d’adoption, sa découverte du féminisme.

    Les deux « personnages » de ce roman partagent sur leur visage ce que l’auteure appelle « les lèvres de pierre » qui scellent derrière elles une personnalité pleine de rage et de colère.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du bouddha et de son visage énigmatique.

    Quelques citations :

    "Ce n’est pas qu’elle trouve les mâles alpha risibles (…). Simplement, derrière leurs simagrées, elle voit toujours la peur, l’incertitude, le doute, l’accablant besoin de tendresse." (p.165)

    "Le langage de la guerre high-tech : « cibles molles », « antipersonnel », « objectif ». (Contexte des années 1970)" (p.167)

    https://alexmotamots.fr/levres-de-pierre-nancy-huston/


  • par (Libraire)
    8 octobre 2018

    En parallèle, les années de formation de Sâl et de Dorrit, deux enfants que leurs rencontres ont transformés. Jeunes et jolis enfants devenus jouets sexuels de plus âgés, ils arrivent à Paris pour leurs études, y rencontrent les dogmes marxistes et communistes, et entrent en politique et en littérature. L'un devint le plus terrifiant des dictateurs cambodgiens, l'autre un auteur de romans et d'essais politiques.
    Une plongée glaçante dans ces deux parcours, et une tentative de montrer comment l'enfance chaotique peut transformer l'humain de façon radicale.
    Une façon pour l'auteur de raconter son propre chemin, et celui de l'homme que l'histoire retiendra sous le nom de Pol Pot. La narration à la deuxième personne est prenante, on ne lâche plus l'ouvrage avant la fin !


  • par (Libraire)
    10 septembre 2018

    Parce qu'elle s'est trouvée « des points communs avec Pol Pot », (une certaine similitude avec des aspects de sa vie), Nancy Huston nous raconte l'enfance, l'adolescence et la formation politique du futur responsable du génocide cambodgien.
    Muriel


  • 9 septembre 2018

    **[Cet ouvrage est  le coup de coeur
    de  o n  l  a  l u  dans le numéro 37
    de notre sélection  q u o i  l i r e ?
      lire ici  ](http://www.onlalu.com/2018/08/30/quoi-lire-numero-37-35567)  **

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    1 septembre 2018

    Hybride

    Avec beaucoup d'audace, Nancy Huston offre un objet littéraire richement hybride, à la fois essai, récit, biographie et autobiographie qui met en lumière, en parallèle et en résonance les passionnants parcours de formation intellectuelle de deux personnages : celui de l'enfant et jeune homme qui deviendra Pol Pot, le dictateur génocidaire de son propre peuple et celui de Dorrit, double littéraire de l'auteure. Ce faisant, Nancy Huston ouvre une passionnante réflexion sur le destin, le hasard, les rencontres, tout ce qui fonde un parcours de vie et peut mener sur les chemins de la création comme sur ceux de la destruction.


  • par (Libraire)
    30 août 2018

    Ici, Nancy Huston fait un parallèle entre l’histoire de Saloth Sâr qui deviendra Pol Pot et celle de Dorrit , le double de l’auteure depuis Bad Girl.
    Construit en deux parties, "Lèvres de pierre" est un roman troublant tant ce parallèle est osé. Pourtant cela fonctionne !