À son image

À son image

Jérôme Ferrari

Actes Sud

  • 8 octobre 2018

    Jerôme Ferrari signe un beau portrait d’Antonia, une jeune photographe Corse dont le livre relate les grands moments de sa vie alors même que ses proches se réunissent pour son enterrement.
    Retracer sa vie professionnelle est un prétexte pour nous interroger sur le rôle du photographe, du photo-journaliste. Sert-il seulement à divertir et informer? Quel est son utilité dans ce monde? Lutter contre le silence et l’oubli ? Témoigner, quitte à paraître obscène en montrant l’insoutenable ? Sommes nous d’ailleurs prêts à affronter « la puissance brutale des photographies » diffusées par la presse ?
    Tout ne tourne pas autour de la photographie dans ce roman dont l’action se situe en Corse. Jerome Ferrari revient également sur les événements liés au FLNC, sans être trop critique.
    Bien qu’inscrivant son héroïne dans une histoire « sentimentale » avec un de ces hommes cagoulés aux activités suspectes, il reste néanmoins en surface concernant cette relation.
    L’ensemble est assez sombre mais j’ai trouvé l’écriture chantante et magnifique !
    Quel style ! Des phares longues, très longues, qui coulent élégamment.
    Si la photo est un art, l’écriture de Ferrari est aussi de l’art.


  • par (Libraire)
    23 septembre 2018

    La chambre claire de Jerôme Ferrari

    Jérôme Ferrari, qui n’oublie pas qu’il est philosophe, mène dans ce livre une réflexion brillante sur la photographie, son lien intrinsèque avec la mort (Il a lu le bel essai de Roland Barthes « La chambre claire »), et sur l’obscénité des images en temps de catastrophe et de guerre. Mais il le fait avec les outils du grand romancier qu’il est : des personnages tragiques et pourtant profondément humains, ou plutôt tragiques parce que profondément humains ; une liberté narrative qui n’appartient qu’aux grands auteurs (le chapitre central du roman, poignant, est consacré à la vie d’un photographe serbe, sans rapport apparent avec le reste de l’histoire) ; une écriture souvent qualifiée de somptueuse, où la phrase semble se déployer à l’infini, passant d’une voix à une autre, comme pour mieux entrer dans la vibration de la vie. Un grand roman !
    Coup de coeur de Jean-Luc.


  • par (Libraire)
    15 septembre 2018

    Le parcours de vie d’une jeune femme tiraillée entre sa passion pour la photo et son identité Corse. Couvrir les grands conflits mondiaux ou les querelles insulaires, il faut choisir …
    Céline.


  • par (Libraire)
    11 septembre 2018

    Roman dense et intense

    Un roman dense et intense sur la guerre la représentation photographique de la mort et sur la violence en corse des années 1990. Une plume majestueuse.


  • par (Libraire)
    10 septembre 2018

    Photographie et émancipation par l'image

    Roman court sur fond de Sacré, bouleversant de pudeur et d'intimité, débutant par les funérailles d'Antonia, jeune femme corse.
    La photographie comme chemin de captation de l'image, des images, fortes et terribles, y compris dans les moments les plus durs de la vie vers l'émancipation puissante presque violente d'une femme libre, passionnée...


  • 10 septembre 2018

    Photographie et émancipation par l'image

    Roman court sur fond de Sacré, bouleversant de pudeur et d'intimité, débutant par les funérailles d'Antonia, jeune femme corse.
    La photographie comme chemin de captation de l'image, des images, fortes et terribles, y compris dans les moments les plus durs de la vie vers l'émancipation puissante presque violente d'une femme libre, passionnée...


  • par (Libraire)
    4 septembre 2018

    Un roman absolument fabuleux

    Antonia, photographe de 38 ans, meurt accidentellement sur une route en Corse plongeant ses proches dans un profond chagrin. Son parrain, prêtre, prononcera l’éloge funèbre.
    Brillamment construit autour des photos d’Antonia, tout en suivant la liturgie de ses funérailles, À son image dresse le portrait d’une femme passionnée, observatrice du monde.
    Un roman absolument fabuleux.


  • 2 septembre 2018

    **[Cet ouvrage fait partie de notre
    sélection  q u o i  l i r e ?
    Découvrez ](http://www.onlalu.com/2018/08/30/quoi-lire-numero-37-35567)****[ici](http://www.onlalu.com/2018/08/30/quoi-lire-numero-37-35567)****[ ce qu'en pensent les libraires ?](http://www.onlalu.com/2018/08/30/quoi-lire-numero-37-35567) **

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    1 septembre 2018

    Éblouissante Antonia

    Antonia, photographe de mariage, meurt alors que sa voiture s’écrase dans un ravin. La photographie était toute sa vie, fixer l’instant, garder la trace du moment présent mais en même temps donner la preuve que le temps passe irrémédiablement.
    Le roman se déroule en Corse, le temps de l’office funèbre d’Antonia. Le prêtre célébrant est son oncle et parrain, celui qui lui a offert son premier appareil photo pour ses quatorze ans.
    Dans la petite église du village, l’existence de la jeune-femme se déroule dans la mémoire de son parrain, l’adolescence d’Antonia, son amour pour un jeune militant nationaliste, son engagement en tant que reporter de guerre en Yougoslavie, et toutes ces histoires de famille parfois secrètes.
    Des images qui sont le lien entre la vie et la mort, la paix et la violence souvent insoutenable.
    Roman éblouissant d’humanité.


  • par (Libraire)
    31 août 2018

    Très FORT.

    Une nuit d'août 2003, Antonia, photographe corse, meurt dans un accident.
    Entre homélie funéraire -la messe est dite par son oncle-prêtre-parrain- et évocation de la vie d'Antonia, Jérôme Ferrari invite à réfléchir sur la représentation de la guerre, la violence, de Corse, des Balkans & d'ailleurs.

    PROFONDÉMENT HUMAIN.


  • par (Libraire)
    29 août 2018

    Une narration puissante et envoûtante

    Prix Goncourt 2012 pour "Le sermon sur la chute de Rome", Jérôme Ferrari poursuit son œuvre avec un roman dense, intense et stimulant dont la haute volée stylistique et la haute tenue romanesque font forte impression.

    À travers la figure, la vie et la mort d'Antonia, personnage central de son roman, photographe née en 1965, Jérôme Ferrari déploie les motifs qui lui sont chers de la Corse, de la violence et comme le titre le laisse entrevoir de l'image, en particulier du lien qu'entretient la photographie avec le réel et la mort. À cette violence contemporaine prégnante en Corse à laquelle vont être confrontés Antonia et les différents protagonistes du roman tout au long de leur vie, Jérôme Ferrari va faire refléter d'autres violences venant d'autres moments mortifères, celles de violences politiques exercées dans l'espace méditerranéen, fixés par des photographes à la fin du XIXe siècle et au début du siècle suivant à travers des images intensément crues et puissamment troublantes, reflets d'une époque autant que miroirs intemporels de la cruauté des hommes. Une cruauté et une violence continuelles auxquelles Antonia, appareil photographique à la main, ira encore se confronter dans les années quatre-vingt-dix lors du conflit en ex-Yougoslavie.
    Par la solidité et la force envoûtante de son style, Jérôme Ferrai articule de façon admirable son dispositif narratif, menant de front, de pair et en résonance cette intense réflexion sur l'image avec la progression romanesque du destin incarné et sensible d'Antonia, beau et tragique à la fois, écartelé entre l'amour et la liberté, entre l'irrésistible attachement à la terre natale et la volonté d'échapper aux contraintes que cette société corse impose, notamment aux femmes dès leur adolescence.
    Construit au rythme d'un fascinant requiem en douze mouvements qui n'est pas sans explicitement rappeler dès son ouverture Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas d'Imre Kertész, "À son image" en est paradoxalement l'une de ses brillantes filiations.


  • par (Libraire)
    27 août 2018

    Splendide !

    Rendez-vous en Corse, pour suivre l'histoire d'Antonia, jeune photographe-reporter pleine d'ambition. Voilà un roman subtil et passionnant sur les liens que l'on entretient avec l'image, sur la guerre, la famille, la mort... et leur représentation en photographie. L'écriture est belle et limpide. Bref, à ne pas manquer !


  • par (Libraire)
    25 août 2018

    Superbe!

    Le décès du personnage principal ouvre le dernier ouvrage de Jérôme Ferrari. Dans la Corse conflictuelle des années 80 au début des années 2000 on rencontre Antonia, jeune photographe entraînée malgré elle dans la lutte indépendantiste.
    Une écriture toujours superbe et délicate, un ouvrage passionnant dont les thématiques, essentielles à la vie d'Antonia, de la Corse, de la photographie, du deuil et de l'amour prennent tout leur sens car elles sont traitées avec une grande justesse.
    Il y a une vie entière dans ce livre.


  • par (Libraire)
    23 août 2018

    Une véritable délectation littéraire

    Avec sa plume toujours aussi élégante et subtile, Jérôme Ferrari nous conte l'histoire d'Antonia, jeune photographe corse qui dans une démarche à la fois égoïste et salutaire va couvrir le conflit yougoslave au début des années 90 et en revenir profondément affectée.

    Originalement articulé et toujours très finement documenté, ce livre invite à une réflexion sur la violence, celle de la société insulaire très misogyne mais aussi sur le nationalisme à la fois corse et yougoslave. On y envisage également la photographie comme une incitation à distinguer la mièvre joliesse ou l'horrible beauté du monde réel et l'importance ou non d'en faire des clichés et de les montrer.


  • par (Libraire)
    11 août 2018

    A SON IMAGE, JEROME FERRARI, ACTES SUD
    Corse, 2003. Antonia, photographe enfant du pays, meurt dans un accident de voiture. C'est son parrain, prêtre qui est chargé de dire la messe d'enterrement et se souvient, raconte la vie de sa filleule adorée. Son premier appareil photo, offert pour ses 14 ans, sa vocation de journaliste, ses frustrations de jeune photographe pour un journal local, les premiers reportages liés au mouvement indépendantiste corse, ses amours, son besoin d'aller voir ailleurs et notamment à Sarajevo pendant le siège de la ville en 1992. Ce qu'elle y voit, y vit la marque profondément et le retour à une vie "normale" est difficile et aboutit à une reconversion professionnelle.
    En faisant le portrait d'une photographe, Jérôme Ferrari met à l'honneur l'art de la photographie, son histoire, son évolution technique, mais aussi son importance dans le souvenir national, dans la transmission de l'Histoire. Ce magnifique roman est aussi celui de la Corse et des corses. Leur histoire, le poids des traditions, la beauté de l'île mais aussi sa complexité et ses contradictions. Ce que l'on retient surtout c'est la vie trop courte d'une femme indépendante, solitaire, qui assumait ses choix et savait les imposer. Antonia est un personnage que l'on n'est pas près d'oublier, qui pourrait même devenir un modèle.
    Valérie


  • par (Libraire)
    28 juillet 2018

    Antonia réalise enfin sa vocation de reporter-photographe en partant couvrir le conflit des Balkans dans les années 90. Après avoir échappé aux théâtres de guerre les plus violents, elle trouve la mort à son retour sur les routes de France...
    A travers la figure protectrice du parrain et prêtre de la cérémonie, Ferrari propose un roman en forme d'oraison funèbre, construisant son récit comme un hommage à la vie de la défunte. Scènes de l'enfance en Corse, évocations de son amour pour un membre éminent du mouvement nationaliste corse et portraits de pionniers de la photographie de conflits alternent pour passer au crible l'ambition d'une humanité obsédée par l'idée de laisser une trace. Entre vérité et vanité de l'image, Antonia a poursuivi une recherche impossible mais nécessaire.
    La langue de Ferrari égrène comme un long poème en prose un récit eschatologique parsemé de citations des Écritures, empli d'un désespoir tout agnostique. Un très beau texte.